Hygiène - Beauté - Santé

Libérez les nibards !

Salut la compagnie ! J’espère que tout le monde se porte bien en cette chaude période estivale et je vous souhaite de tout mon cœur d’être dans une région où vous avez accès à un truc que je ne peux dorénavant plus qu’imaginer : de l’air. De l’air frais. Je ne sais pas comment c’est par chez vous, mais chez nous, on se croirait dans la vallée de la Mort. 40°C la journée, pas loin des 30°C dans notre appartement, des nuits entières à se mettre dans la position qui nous assure le plus d’air tiède possible, expulsé laborieusement par notre petit ventilateur et à finir avec des cervicales bloquées à n’en plus finir…ça devient hot les enfants. Bref, la chaleur me rend carrément ronchon. Enfin…à vrai dire, je ne suis pas sûre. Je crois plutôt que c’est le boulot qui me rend upra-désagréable…on rajoute une belle couche de météo irrespirable par-dessus et on observe la bombe de mauvaise humeur exploser. Ah, le boulot…On est vraiment, vraiment pas copains ces deux dernières semaines. Entre les prises de tête avec des gens frustrés qui me fatiguent et l’obligation de faire bonne figure face à des avocat.e.s toujours plus…melloneux (ça se dit, hein ? 🙂 Aller, comme ça devient difficile pour moi, on va dire que oui !) …Ça me rappelle une scène d’il y a deux semaines où j’ai dû supporter une avocate me faisant un one woman show de chevilles gonflées et où j’oscillais entre « ouh là, je crois que je ne suis pas partie grimper assez longtemps » et « mon Dieu, ma place est TOUT sauf ici ». Je m’auto-dis courage, ce soir et pour une dizaine de jours, je file me ressourcer auprès de ma famille (si la gare Montparnasse n’a pas implosé sur elle-même entre temps 😛 ). Et puis de toute façon, l’année prochaine, tout sera différent !

Aujourd’hui, j’attaque un sujet maintes fois repoussé. Non pas parce que je répugne à en parler, mais plutôt parce qu’à chaque fois que je sentais que c’était le moment, j’avais déjà claqué moult sujets sans AUCUN rapport à l’écologie et je ne cessais de me dire « Raah, faut vraiment que t’arrêtes de déconner ma grande, ton thème principal, ça reste l’écologie, pas la psychologie de comptoir, reprend-toi bon sang » tout en secouant vigoureusement mes épaules de déménageur de grimpeuse émérite 😀 Donc là, au bord du ras le bol de tout, j’ai senti que le timing était idéal – toute prête que je suis à tout envoyer valser pour deux semaines entières, à déconnecter entièrement – plus de Facebook, plus de LinkedIn, plus d’Instagram, plus de community management, PLUS RIEN, juste la plage, des cocktails bien tassés, ma maman, mon amoureux et plus rien à penser !

Bref, de quoi qu’on parle, cheffe ?

De nibard, de miches, de loches, de nichons. De seins quoi. *Brusque regain d’intérêt de mon lectorat masculin qui était à deux doigts de commencer une sieste sur son clavier*

J’ai très longtemps entretenu un rapport assez conflictuel avec ma poitrine, essentiellement parce que je la trouvais bien trop petite. Je vais même vous confesser quelque chose qui va peut-être vous faire frémir d’horreur, mais je n’ai pas toujours été la féministe convaincue que je suis aujourd’hui – ça a pris du temps. A l’époque, abreuvée de magazines de mode et de clips où je voyais des nénettes maquillées comme des voitures volées, avec 5 centimètres carrés de fringues sur le corps, ultra minces et avec des seins énormes, c’était l’image que je me faisais d’une femme normale et attirante. Donc forcément, en comparaison, je me trouvais plutôt moche (et on me le rendait bien au collège et au lycée – mais je m’en rends compte maintenant, essentiellement pour rabaisser la personne intelligente que j’étais…). Je me suis donc, pendant des années durant, massacrée à coup de push-up toujours plus rembourrés et qui me coupaient la circulation (et à coup d’ombres à paupière en roll-on « Roller Color » métalliques généreusement étalés jusqu’aux sourcils – Seigneur dieu, quand j’y repense – Donia, si tu me lis, merci de m’avoir dit un jour (avec tact !) que ça faisait too much et que ça serait un peu mieux si j’en appliquais juste sur la paupière mobile, tu m’as sortie d’un très mauvais pas, je peux te l’assurer 😛 #reconnaissanceéternelle).

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Vous savez, ces trucs là !! Une nouvelle bouffée de honte m’assaille 😆

Et puis le temps a passé, mes soutifs sont devenus de plus en plus difficiles à supporter, je me suis mise à être subitement entourée d’amies aux gros seins se plaignant sans cesse de douleurs dorsales – ce qui a grandement remis les choses en perspective. J’ai rencontré Ludo, un des premiers hommes à me traiter avec un profond respect et qui me témoigne chaque jour de l’amour pour ce que je suis vraiment. A force d’être entourée de bienveillance et après avoir lu quelques articles sur le sujet, j’ai soudain décrété, il y a environ 1 an et demi, que mon 85B n’avait plus besoin de soutien-gorge et que j’allais tenter l’expérience du No Bra.

Je pense qu’il est grand temps de faire un bilan (calmement, en se remémorant chaque instant) et de partager avec vous tout ce que j’ai découvert sur le sujet, mais surtout de vous parler un peu de mon expérience personnelle et de ce que j’en ai retiré. C’est parti !

Les soutifs ? Pas forcément nécessaires et plutôt néfastes pour le corps

Avant de vous exposer le résultat de mes recherches, je précise tout de suite que je n’ai pas arrêté de porter des soutien-gorge parce que je croyais que c’était mauvais pour la santé. Je l’ai personnellement fait parce que j’ai instinctivement senti que ça allait m’être bénéfique et à l’époque, ça n’allait vraiment pas plus loin. Cependant, j’ai réalisé, à la lecture de nombreux papiers, que le soutien-gorge est un vêtement en phase de devenir assez controversé.

Au début, je me suis dit « ouai, mais c’est tout nouveau, faut leur laisser le temps de faire des recherches solides ». Sauf qu’en fait…non ! Figurez-vous qu’on fait des études sur le sujet depuis presque…100 ans. Ah ouai quand même 😯

Quelle ne fut donc pas ma surprise quand j’ai découvert que des études étaient menées depuis les années 30 (notamment celle de James Ewing, fondateur de l’actuelle « American Cancer Society » L’obstruction lymphatique en tant que facteur dans l’étiologie des Cancers) et que ces dernières avaient déjà prouvé un lien entre mauvaise circulation de la lymphe (liquide biologique transporté par le système lymphatique) et cancer. Parce que c’est une réalité : la plupart des soutifs (et en particulier les classiques comme les Wonderbra et les push-up en tout genre) compriment les tissus, empêchent le sang et la lymphe de circuler harmonieusement dans notre poitrine (par phénomène de compression), ce qui créerait certains dysfonctionnements pouvant conduire aux fameuses réactions cutanées qui pourrissent la vie des femmes (vous savez, ces horribles plaques rouges qui apparaissent sous les seins et qui donnent envie de se gratter jusqu’au sang ?), aux kystes mammaires et même pire, au tant redouté cancer du sein.

Dans une nouvelle étude de 1991, année de naissance des meilleur.e.s, cela va sans dire 😀 , le département d’épidémiologie de la Harvard School of Public Health a conclu que les femmes pré-ménopausées ne portant pas de soutien-gorge avaient un risque de cancer du sein diminué de 50%.

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Entre temps, il y en a eu des tas d’autres, et la liste entière est disponible sur le très chouette site freetheboobies, entièrement en français et que je vous enjoins à aller consulter pour votre info personnelle.

Je termine sur deux études de 2014 et 2016. La première, menée par le Western General Hospital d’Edinburgh et intitulée « Bras linked to rise in breast cancer », avait pour objet les maladies du sein. Elle a prouvé (entre autres) que l’un des facteurs probables de l’apparition du cancer du sein serait l’utilisation de soutiens-gorge accentuant le « cleavage » (le « canyon » entre les seins) qui sont connus pour compresser la poitrine (avant que des médecins ne viennent me fouetter à coup de stéthoscope, et qu’on ne me dise que je me fourvoie en disant que les soutiens-gorge provoquent le cancer, je souligne bien qu’ils seraient juste un facteur de risque et non la cause principale – en gras, italique, souligné, toussa toussa 😛 ). La deuxième, datant d’il y a deux petites années et réalisée par une cohorte de gynécologues-obstétricien.ne.s au Brésil, dévoile un lien avéré entre soutien-gorge et cancer du sein. Ce harnais de torture que nous portons chaque jour serait également la cause de douleurs dorsales et musculaires – et comble du comble, semble même aggraver celles dont vous souffrez déjà.

Toutes ces études font un peu froid dans le dos, même si rien n’est sûr. J’ai vu de ça de là des personnes (ayant une formation médicale ou non) s’enflammer en disant que toutes ces études, c’était de la connerie, que porter un soutien-gorge était excellent pour la santé…Oh bah oui, et puis vous n’êtes qu’une bande d’Illuminati féminazi-socialo-gauchistes d’abord ! Moi, ce que je pense, c’est que nous ne sommes effectivement jamais sûr.e.s de rien. Mais. Ces études ont été menées par des gens sérieux et elles ont prouvé un lien entre cancer et soutien-gorge. A chacune de prendre sa décision en connaissance de cause. Quoi qu’il en soit, une fois de plus et à l’instar des deux personnes qui avaient publié la tribune sur l’aliénation des femmes à cause du retour au naturel, je trouve qu’on ne nous écoute pas. Et à tous les messieurs qui ont visiblement un avis ultra fouillé sur le sujet, j’ai une seule question « avez-vous déjà porté un soutif pendant un journée entière ? ». A moins que vous n’ayez des fantasmes transformistes (et je m’en tamponne absolument le coquillard, chacun fait ce qu’il veut…) ou que vous n’ayez perdu un pari…non ! Alors, s’il vous plait, de grâce, ok pour un débat respectueux et bienveillant, mais cessez donc de nous « mecspliquer » avec dédain pourquoi il faut absolument qu’on arrête ou qu’on continue de porter des soutiens-gorge. Je ne généralise pas, mais j’avoue en avoir vu quelques-uns. C’est à nous de décider en tant que femmes, c’est notre choix.

Les avantages de passer au No-Bra

Je trouve personnellement que se passer de soutif a énormément de points positifs, même si ce n’est pas forcément évident les 2 premiers mois. Je me rappelle encore avec émotion du tout premier jour où j’ai été bosser sans et où j’ai eu la sensation d’être une bonne grosse guedin – genre « tavu, je fais du vélo sans les mains » 😆 J’avais la sentiment d’être entièrement nue et j’avoue que j’ai un peu abusé des gilets de mémé les premiers temps – notamment pour me sentir un peu plus à l’aise dans la transition (aujourd’hui, j’ai complètement passé le cap et je m’habille absolument comme avant). Le plus frappant, c’est la sensation des vêtements directement sur les seins. Je n’arrêtais pas de les toucher (non sans me dire « arrête donc de te peloter les nibards, c’est bizarre » 😀 je vous rassure) pour réapprivoiser toutes ces sensations. On ré-explore toute une palette de choses qu’on avait totalement oubliées et il faut un peu de temps pour s’y faire. Tout ça pour vous dire que ça serait une erreur de vous dire de faire un feu de joie avec votre soutif et de continuer votre vie tranquillou bilou, comme si de rien n’était. Une transition No Bra, ça se prépare et il faut bien quelques mois pour se sentir de nouveau à l’aise. Cependant, le jeu en vaut tellement la chandelle que je vous assure que c’est peanuts en comparaison. Parce que se passer de soutien-gorge, c’est :

  • Merveilleux pour redresse les seins. C’est une réalité, cet affreux harnais affaiblit considérablement les moyens de soutien naturels de la poitrine (par exemple, les ligaments de Cooper) qui deviennent aussi faignasses qu’un paresseux sous codéine. Plus on porte un soutien-gorge, plus la poitrine aurait tendance à s’affaisser, d’où les nibards en « oreilles de cocker » quand on commence à prendre de l’âge.
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Petite photo en situation pour vous montrer que je ne mens pas 😉
  • Super économique. Je ne vous fais pas de dessin, la lingerie est globalement encore horriblement chère. Même le truc Dim basique de chez basique vous coûtera autour d’une dizaine d’euros, avec durée de vie limitée de 2 ou 3 ans à la clef, qui finira décoloré et aussi distendu qu’un vieux slip qu’on aurait gardé depuis ses années collège. Si vous vous aventurez dans du Wonderbra, on est déjà plus aux alentours du 25-30 balles et pour des trucs jolis made in France, on va vite claquer dans les 100 billets la pièce, minimum. Donc inutile de vous dire que mon budget lingerie est aujourd’hui…quasiment inexistant. Je me rachète une ou deux culottes de temps à autres, avec le principe « une qui sort, une qui rentre » et terminé. Ça me fait d’autant plus d’argent à consacrer à des choses que j’aime et qui me tiennent à cœur.
  • Fabuleux pour la confiance en soi. Après des débuts pas toujours faciles, je me sens bien mieux dans ma peau et le fait d’apprendre à tolérer puis à aimer mes seins et de les laisser libre à énormément joué dans ma capacité à m’accepter physiquement. Ça a été le domino qui a entraîné tous les autres dans sa chute.
  • Radical pour en finir définitivement avec les démangeaisons, la transpiration, les plaques rouges et les marques en fin de journée. Qui n’est jamais rentrée à la maison en constatant que son soutif était imprimé en filigrane sur sa peau ? QUI ? Qui ne s’est jamais retrouvée à se gratter dans tous les sens tel un sac à puces, en particulier les jours de grosses chaleurs ? J’en arrivais même à attraper des petites plaques rouges urticantes juste sous ma poitrine qui mettaient des semaines à partir. Depuis que je suis passée au No Bra et je vous le dis avec bonheur, PLUS RIEN à signaler. C’est d’un confort absolument inouï.
  • Imparable pour rendre les seins plus fermes. Je ne sais pas si c’est vrai pour toutes les femmes, mais chez moi, ça a été assez spectaculaire. Alors qu’ils étaient plutôt mollassons auparavant, tels une vieille tranche de saucisson oubliée en plein soleil, ils sont dorénavant hyper toniques et tiennent absolument tout seuls.
  • Génial pour stopper tout « ballotement ». Ça peut paraître complètement dingue, mais mes seins bougent beaucoup moins soutif. Avant, ils se la jouaient Che Guevara du bonnet rembourré et je me retrouvais avec des marques de baleine en plein milieu des miches (c’est à ce moment-là que tu te dis « What the Fuck les gars ? » 😛 ) et ils ne tenaient jamais correctement, quel que soit le soutien-gorge (avant que l’on ne me dise *Mais c’est parce que tu n’avais pas la bonne taille et nia nia nia*). Ils bougent carrément moins depuis qu’ils sont libres et c’est un vrai bonheur. D’ailleurs, quand je cours, ils ne me dérangent pas du tout !
  • Magique pour les vergetures. Un magicien n’aurait pas fait mieux. Encore une fois, pas dit que ça fonctionne pour toutes, mais me concernant, depuis que j’ai arrêté de porter des soutiens-gorge, plus l’ombre d’une vergeture – alors que j’étais couverte de zébrures violettes auparavant. Cela dit, ça se tient plutôt : si le soutien-gorge compresse les tissus, ceux-ci se mettent probablement à faire l’équivalent d’une glandouille « canapé – Netflix » et perdent en élasticité. CQFD.
  • Etonnant pour la structure du sein. Une étude menée sur une quinzaine d’années par Jean-Denis Rouillon – médecin du sport à Besançon, a montré que sans soutien-gorge, les mamelons remontent d’environ 7 mm par an et qu’ils finissent par se redresser vers l’horizon. L’écart entre les seins diminue et le sein prendrait un peu de volume ! Je ne peux pas vraiment vous dire pour les mamelons étant donné que je ne les scrute pas à la loupe tous les jours, mais pour la prise de volume, je confirme. Un dernier mot sur la manière de concevoir des soutiens-gorge, qui me paraît complètement aberrante. Messieurs Dames les concepteurs.rices, à moins de tomber sur THE exception sur un million, aucune femme n’a deux seins absolument identiques. *Oui mais on peut régler les bretelles, tu abuses* Ben écoutez, c’est peut-être moi qui suit mal foutue, mais mon sein gauche faisant un peu plus que du B, je me retrouvais systématiquement avec un débordement à bâbord et un flottement à tribord. Aujourd’hui, dieu merci, c’est fini 🙂
  • Top pour ce qui est de s’habiller : fini les problèmes de coordination de couleur et les bretelles moches qui dépassent et hourra pour les dos nus (que j’avais boudés pour cette raison pendant des années). Les seuls cas où je remets un soutif, c’est quand je mets un haut très transparent ou que je vais chez le docteur ou le kiné (parce je n’ai pas vraiment envie de leur montrer mes nibards 😛 ) et à chaque fois, en remettre un me paraît juste HYPER incongru (et je me demande pourquoi je n’ai pas arrêté d’en porter avant).

Est-ce que mes seins vont se mettre à pendre comme deux vieux gants de toilettes défraîchis ?

Normalement, non. Si vous avez plus de 60 ans et que vous avez porté des soutifs toute votre vie, je ne peux pas vous assurer que vos seins ne vont pas retomber et là encore, le choix vous regarde (l’essentiel, c’est de se sentir bien). Dans mon cas, si mes seins ont d’abord eu tendance à tomber un peu, ils sont aujourd’hui revenus à leur place originelle.

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Photo de face – Toujours sans soutien-gorge

Mais avec tout ce poids, on ne ressent aucune douleur ?

Les deux-trois premières semaines, un peu – mais rien d’insurmontable. Ça tiraille un chouilla, à quelques moments de la journée. Encore une fois, je parle de mon expérience personnelle et je crois que c’est normal. Si nos ligaments et nos tissus étaient vautrés OKLM dans leur coupelle en tissu depuis des dizaines d’années, il me paraît assez logique que les premières semaines, ils vous disent « MAIS KESKETUFAISSSSSSS !!!! » 😉 C’est un peu comme quand on reprend le sport après une longue période d’inactivité et qu’on se réveille le lendemain avec la certitude qu’on va décéder des suites de courbatures.

Je suis persuadée que tout le monde le voit. Vais-je sombrer dans la démence paranoïaque ?

Je vous le dis tout de go, ça se joue beaucoup dans la tête. Une dame en parle dans cet article très intéressant (elle a finalement arrêté l’expérience du No Bra car elle ne se sentait pas à l’aise, ce que je comprends tout à fait) et elle était persuadée que tout le monde ne voyait que ça. Après avoir posé la question à son entourage professionnel, il s’est avéré que personne ne s’en était rendu compte (et cette dame a visiblement une forte poitrine). Au début aussi, je dois dire que j’avais l’impression assez dérangeante que tout le monde me regardait dans les nibards. Avec le recul, je réalise que j’ai surtout focalisé là-dessus les premières semaines. Je ne pensais qu’à ça. « Mon dieu, je me balade sans soutif et je suis sûre que tout le monde le voit ». Bien sûr que certaines personnes regardent vos seins. Ça arrive tous les jours et en fait si on mate mes seins avec respect (et pas en mode gros chien malade, genre « hummm, coquine »)… ça ne me gêne pas le moins du monde. Le jour où j’ai fait un essayage de fringue chez une amie et que je l’ai prévenue que je ne portais pas de soutif avant d’enlever mon haut (je suis pas vraiment du genre pudique avec mes copines), elle a totalement halluciné. *QUOI, tu ne portes pas de soutif là ???? Je ne m’en étais même pas aperçue !!! Mais tes seins sont magnifiques !!! Tu dois te sentir libérée !!! Rhoo, Je te déteste*. Ça a été le déclic. Je me suis dit que non seulement il n’y avait pas grand monde qui s’en rendait compte mais que les regards que j’avais surpris ou cru surprendre au début, n’étaient que des regards habituels sur lesquels j’avais subitement fait une fixette.

Mais moi, j’ai une forte poitrine – ça ne va pas fonctionner !

Là encore, si vous avez envie d’essayer, je vous encourage à tenter le coup. Certaines femmes à la poitrine volumineuse alternent visiblement les jours sans et les jours avec port de brassière pour rendre la transition moins ardue. Rien ne vous empêche de commencer par quelques heures et d’augmenter petit à petit. Comme toujours, l’important est d’écouter son corps.

Et si on voit mes tétons, c’est grave ? Mais dis ! C’est terrible, je vais provoquer les hommes !

C’est très grave. Je préviens Christine Boutin et la police des mœurs immédiatement.

Mais non, je rigole ! Déjà, les hommes, on les emmerde. L’important, c’est que vous vous sentiez bien vous-même. Deuzio, il faut d’urgence arrêter avec cette sexualisation permanente du corps de la femme. Les seins ne sont pas là pour exciter les hommes, ils sont là pour nourrir un éventuel enfant si on le souhaite. Qu’ils jouent un rôle de stimulateur sexuel dans le privé, à la rigueur ok (et encore, c’est largement instillé par la culture patriarcale dans laquelle nous vivons…), mais sinon votre téton n’est ni sale, ni indésirable, ni anormal. Une femme peut pointer pour un tas de raisons, l’excitation sexuelle en est une mais ce n’est qu’une explication parmi des dizaines d’autres (tension des seins liée au cycle menstruel *tu sais, ce moment où tu as l’impression que tes seins vont péter à la figure du premier venu et où ils te font un mal de chien ?* 😀 , froid, frottement des vêtements, émotion forte, et cetera, et cetera). Vous n’avez pas à avoir honte d’avoir les tétons qui pointent, c’est aux autres de l’avoir de vous le faire remarquer. Point. Et je vous assure qu’on finit par ne même plus y prêter attention avec le temps.

Mais ??? Tu ne mets plus du tout de soutien-gorge, même pour faire des folies de ton corps ?

Non. J’envisage même de m’en servir comme lance-pierre pour faire fuir les chats du quartier qui squattent mon canapé toutes les nuits 😀 Comme dirait mon amie Faustine, « 100 balles pour un sousting’, ça fait cher le coup de reins quand même » 😆 Donc la plupart du temps, non, je ne porte plus de lingerie fine ! Déjà parce Ludo aime ma poitrine et qu’il n’a jamais eu l’air de faire une déprime parce que j’ai arrêté les soutifs et deuzio, parce que j’en ai marre de sortir le grand jeu, de lutter un quart d’heure avec les 80000 agrafes d’un bustier qui me compresse, de batailler ferme et d’abandonner face à un porte-jarretelle récalcitrant pour que mon cher et tendre…fasse tout péter en moins de 20 secondes. *Sérieusement mec, tu pourrais pas faire un effort ?* 😀 Quoi qu’il en soit, libre à vous de continuer de vous acheter de la lingerie affriolante pour pimenter vos ébats (putain, je me mets à parler comme une chroniqueuse de « Notre Temps », faut vraiment que je parte en vacances moi…bref !), libre à vous. Mais je vous assure que ne plus acheter de lingerie ne signifie pas la fin de la vie sexuelle, bien au contraire. Si arrêter de porter des soutiens-gorge vous fait vous sentir mieux d’en votre corps, ça ne pourra apporter que du plus de ce côté-là.

Mais Manon, toutes les filles dans les pubs Dim ont l’air si épanouies ! Dis, je ne vais pas finir vieille fille aigrie entourée de 5 chats si j’arrête d’en porter ?

Non, mon bouchon, point d’inquiétude 😉 Il ne faut pas non plus oublier que la vente de soutiens-gorge représente un marché extrêmement juteux et qu’il est évident que les grandes marques de lingerie ne vont pas choisir des filles déprimées aux cheveux gras pour sautiller gaiement dans leurs pubs.

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La clef : s’écouter avant tout

Je finirais cet article fleuve en vous disant que l’important dans la démarche No Bra reste de s’écouter. Vous n’avez pas envie de tester et les soutiens-gorge, ça vous va ? Aucun problème avec ça. Vous vous lancez dans le No Bra et vous vous rendez compte que vous n’êtes vraiment pas à l’aise, que ça vous fait mal et/ou que vous n’y voyez aucun avantage ? Ça vous appartient complètement d’arrêter et de repasser à un modèle de soutif qui vous agresse peut-être un peu moins. Le centre de tout ça, c’est que chaque femme soit en capacité de décider ce qui est le mieux pour elle.

Personnellement, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Au-delà de l’amélioration de la structure, de l’aspect physique de mes seins et du confort exceptionnel que cela m’apporte, cette expérience m’a permis de beaucoup mieux m’accepter physiquement et ça a été le déclic qui m’a conduite à être bien plus bienveillante avec moi-même. Je me sens libre et je n’y renoncerai à aucun prix. Ne plus porter de soutien-gorge m’a conduit à faire la paix avec mon corps, après des années de mal-être.

Toutefois, j’ai totalement conscience qu’il est bien plus simple de se lancer là-dedans quand on est dans une relation amoureuse épanouissante ou que l’on est une célibataire déjà bien dans ses bottes. J’ai pour ma part un conjoint extrêmement bienveillant qui m’a fait aimer mes seins par ricochet et qui m’a fait prendre énormément confiance en moi grâce à l’amour qu’il me porte. Le respect mutuel qu’il y a entre nous a fait que ça a finalement été très simple de sauter le pas. Pour celles qui doutent ou qui ont peu confiance en elles, je n’ai qu’un mot à dire « essayer si vous en avez envie ». Votre conjoint.e (si vous en avez un.e), même s’il/elle en pense quelque chose de négatif, n’a absolument rien à dire, car nous devrions toutes et tous faire les choix qui nous paraissent être les meilleurs en ce qui concerne notre corps. Nous en sommes propriétaires. Nous en sommes les décideur.euse.s.

Aller, v’là mes sources braves gens :

Et vous mesdames qui êtes déjà passées au No Bra, quel est votre bilan ? Pour celles qui portent encore un soutien-gorge tous les jours, seriez-vous tentées ? Est-ce que vous êtes d’accord pour dire que c’est une vraie gêne au quotidien ? Des idées pour une transition réussie ? Je frétille tel un goujon des marais à l’idée de lire tous vos commentaires 🙂

Bon, c’est pas le tout, mais moi, je file vers le Béarn dans la famille de Ludo (premier arrêt avant Biarritz). Je vous souhaite donc un bel été, de chouettes vacances et je vous embrasse bien fort.

Liberté, Egalité et Heureux Nénés !

Manon Woodstock.

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11 réflexions au sujet de “Libérez les nibards !”

  1. Woaw, merci pour cet article, j’adore le ton que tu emploies, humoristique et rafraîchissant !

    Pour ma part, j’ai toujours porté des soutiens-gorge, parce que depuis ma pré-adolescence, et bien avant, on me disait que c’est ce qu’il fallait faire. Du coup, je ne me posais pas la question, j’en portais. Jusqu’au jour où j’ai vu défiler des articles et vidéos qui parlaient de ça (du no-bra). Alors j’ai essayé, j’ai trouvé ça cool et, comme tu dis, personne vraiment ne m’a jamais regardé de travers ! Du coup, parfois j’en porte, parfois pas, tout dépend de mon humeur mais dans tous les cas, c’est toujours cool de se dire qu’on a le choix ! Et surtout par ces chaleurs, le soutien-gorge + les armatures en fer sous les seins, ça fait suer (au sens propre comme au figuré).

    Je rebondis sur la partie de ton article où tu dis que tu n’as pas toujours été féministe. Tu ne me choques pas du tout en le disant, et l’inverse m’aurait étonnée ! Je ne l’ai pas toujours été moi-même, quand bien même je tiens un blog sur ce thème haha ! C’est toujours très difficile de sortir des conditionnements avec lesquels on a grandi. L’essentiel est d’en parler et de faire prendre conscience au monde qu’être féministe, c’est juste une question de bon sens 😀

    Et par rapport aux études scientifiques, je ne savais pas qu’elles existaient depuis si longtemps ! Ça ne m’étonnerait pas que le marketing, si puissant dans ce monde, tienne le discours du « le soutif c’est bon pour la santé », et prime sur les réalités qui pointent vers ce problème. Avec ces études, j’aurais même tendance à croire qu’effectivement, c’est sûrement meilleur pour nous de laisser librement nos tétons pointer vers l’avenir !

    Bref, ce commentaire est beaucoup trop long. Encore merci pour cet article !

    Aimé par 1 personne

    1. Hello, merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 Ne t’excuse jamais de faire trop long parce que…j’adore ça ! 😛 En fait, que l’on considère la partie soutif ou la partie féminisme, tout est une question de déconstruction. J’ai aussi longtemps porté un soutien-gorge parce que « c’était comme ça » et le fait que je remette de plus en plus tout en question dans mon processus de transition vers un mode de vie plus écolo m’a fait arriver naturellement à une dissection du port du soutien-gorge. Pourquoi ? En ais-je réellement besoin ? Est-ce que l’investissement en vaut la chandelle ? Clairement…non ! Je suis bien mieux sans et je crois que chaque femme devrait pouvoir être à même de faire ce choix selon ses besoins et ses envies.
      Pour le féminisme aussi, je me suis mise à tout déconstruire petit à petit pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui, et c’est très bien comme ça ! Tout est beaucoup plus ancré que si j’avais opté pour une transformation radicale.
      Je fais un gros parallèle, mais hier, lors d’une balade avec mon cher et tendre, nous nous sommes mis à frénétiquement ramasser tous les déchets sur notre chemin et je me suis indignée en lui disant « Tu ne trouves pas que c’est pire qu’avant ? » et il m’a simplement répondu qu’avant, je ne voyais probablement pas tous les déchets – que je fermais les yeux, comme la plupart des gens.
      Dans tous les domaines, l’être humain fait décidément preuve d’une capacité à se voiler la face qui me laisse pantoise ^^
      Mais bon, l’essentiel, c’est bien d’avancer à son rythme dans les prises de conscience.
      Très belle journée à toi

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      1. Je plussoie !
        Pour l’anecdote, hier j’ai essayer de ressortir en portant un soutien gorge et c’était une catastrophe : ça me serrait, ça me démangeait, bref, c’était ultra inconfortable. Je me suis retrouvée à l’enlever en plein rue, pis ça allait beaucoup mieux :’)

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  2. Bilan entièrement positif, c’est passé comme une lettre à la poste (enfin, mieux, parce que La Poste c’est temps ci…) ! Je me demande pourquoi je n’ai pas fait ça plus tôt d’ailleurs. Récemment j’ai lu des témoignages de femmes avec une poitrine beaucoup plus importantes que la mienne et elles étaient convaincues aussi, donc je pense vraiment que ce n’est pas le critère principal

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    1. Hello Irene, merci pour ton commentaire et pour ton témoignage d’expérience positive. L’essentiel dans le processus de passage au No Bra reste encore et toujours de s’écouter et d’être attentive aux messages envoyés par le corps. Si on est pas à l’aise, qu’on a mal ou qu’on ne le sent pas de manière durable, il n’y a pas d’intérêt. Chaque femme doit faire son expérience et doit pouvoir être en mesure de prendre la meilleure décision pour elle. Belle journée à toi ! 🙂

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  3. J’approuve à 300% ton article !!!
    Je ne porte plus de soutien-gorge depuis maintenant 2 mois je crois, et franchement, c’est tellement mieux ! J’ai de tous petits seins (85A) donc ça ne me servait pas à grand chose. Je me sens beaucoup plus libre, mieux, en accord avec moi-même. Certains disent que c’est un peu du voyeurisme, mais pas du tout. On ne mets pas de soutif, on dit que c’est pour se montrer, avec les tétons, tous ça tout ça. On en mets un, on dit que ça fait « sexy », les push-up sont faits pour montrer une plus imposante poitrine. Donc aussi pour montrer, attirer le regard (du mâle accessoirement) (même si je n’ai jamais mis de push-up). Donc dans tous les cas, ce qu’on mets (ou pas) peut être perçu de manière « malsaine », voire à connotation sexuelle ! Il faut arrêter de sexualiser à ce point les seins dans la vie de tous les jours. J’en déduis qu’il faut se ficher du regard des autres, de toute façon ils ne seront jamais contents (cf phrases précédentes), et faire ce qu’on sent le mieux pour SOI.
    Des fois, je me dis que c’est bizarre de voir un peu les tétons, mais je n’y fais vite plus attention. On se focalise parfois trop sur des trucs insignifiants, par exemple si on a des chaussures moches on va se dire que tout le monde va les voir, ou alors si on a les cheveux emmêlés, on croit que tout le monde le remarque. Mais après, je me dis : eh bien, qu’ils le remarquent ! Soit ils le disent, et ok, c’est leur avis, ou alors ils font « ah tiens, cette fille ne porte pas de soutien-gorge ! » et puis voilà.
    Bon, j’hésite encore pour la rentrée (je vais rentrer en 1ère – oui, je suis un tout petit bébé qui réfléchis un peu (beaucoup) :p Mais bon, il n’y a pas d’âge pour avoir des réflexions), je ne sais pas si j’en mettrai. Je ne pense pas. Et j’espère que j’aurai « le cran » de ne pas en mettre. Je vois ça comme ça, même si je me sens mieux sans, ça sera une rentrée dans un lieu inconnu donc je crois que j’aurai un peu peur du regard des autres. Mais donc j’espère avoir le courage de ne pas en mettre !

    Bisou Manon<3
    Et profite bien de tes vacances bien méritées ! 🙂

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    1. Hello Nymeria, un grand merci pour ton commentaire 🙂 !
      C’est ce qui freine beaucoup de femmes dans leur passage au No bra, au delà du mal de dos supposé, c’est « Mais ?? On va voir mes tétons ??? » #bigdrama 😛 Et quand on déconstruit, on se rend compte que le sein est quelque chose de totalement sexualisé dans nos sociétés contemporaines – alors que son but premier est simplement de nourrir un éventuel enfant. Il faut réussir à garder en tête qu’un téton qui pointe n’est ni sale ni anormal: c’est une simple réaction physiologique du corps, liée à tout un tas de raisons.
      Au début de l’expérience, si on peut croire que tout le monde nous regarde dans les seins, je peux t’assurer que c’est en grande partie de la paranoïa et que ça passe au bout de quelques mois (pour en général se rendre compte que globalement, tout le monde s’en tape 😛 ).
      Je comprends qu’en tant que jeune femme tu aies plus de mal à sauter le pas, d’autant que quand on est encore dans la joie du système scolaire, on peut être extrêmement méchant (en étant adulte aussi malheureusement, mais avec un peu plus de retenue, parfois) et on peut vite se retrouver harcelée ou cataloguée quand on est dans cet univers. A toi de faire ton choix et ta propre expérience. Si tu en arrives au point où tu es gênée et que tu ne penses qu’à ça, ça peut s’avérer contre-productif. Si cette histoire de tétons t’embête vraiment, essaye déjà avec des pulls en laine ou privilégie les gilets si ça te permet de te sentir bien. L’essentiel, c’est que tu te sentes en phase avec ton corps, les autres n’ont que peu d’importance au final.
      N’hésite pas à venir faire un nouveau retour d’expérience par ici ou à m’écrire pour partager ton ressenti.
      Belle journée à toi !
      Bisous 😉

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  4. Aaaah l’article que j’aurais rêvé d’écrire ! 😀 Ca fait longtemps que je voudrais en parler mais en fait… Je n’ai pas grand chose à dire car je ne me souviens même pas de quand j’ai arrêté ni de l’effet que ça m’a fait ! Franchement du jour au lendemain j’ai arrêté parce que j’en avais marre, et la seule différence que j’ai remarquée c’est que je me sens tellement mieux et plus libre qu’avant. Je n’ai ressenti strictement aucun inconfort à la transition. Je me pose toujours évidemment la question de « est-ce qu’on voit mes seins ? » et s’ils sont trop visibles, je remets un soutif avec grande réticence. Mais la plupart de mes hauts ne sont ni très décolletés ni très transparents donc ça ne me pose pas souvent de problème. Par contre carrément d’accord, quand j’en remets un c’est l’horreur, en mode « mais quel est cet instrument de torture ? » et je trouve ça terriblement inconfortable.
    Je ne sais même pas exactement pourquoi j’ai arrêté (donc vraiment je doute écrire un article là-dessus… ça serait « coucou, un jour je me suis levée, j’ai décidé de plus mettre de soutifs, je sais plus pourquoi, et depuis je me sens vachement mieux et je déteste en remettre. Bye ! ») mais clairement le confort faisait partie des raisons. Je n’ai jamais été attirée par la lingerie, j’ai toujours trouvé que c’était une perte d’argent. Perso je fais pas l’amour en sous-vêtements alors bon 😛 Et mon mari s’en fout ROYALEMENT de ce que je porte, d’ailleurs il préfère quand je porte rien ^^ Personne n’a pensé que c’était vachement plus sexy et excitant quand on passe une main sous un T-shirt et qu’on atterrit direct sur des seins ?? C’est ouf ça ! (et je suis pareille pour les culottes, je les porte jusqu’à usure totale)
    Je n’ai jamais trouvé de soutien-gorge qui me convenait non plus, depuis que j’ai un semblant de poitrine ça a été une lutte. Donc ne pas en mettre me simplifie tellement la vie !
    Ado j’étais comme toi, hyper complexée de ma planche à pain, donc avoir un soutien-gorge (même si je n’en portais pas des rembourrés par contre) me donnait l’impression d’avoir un semblant de deux bosses là où il fallait. Maintenant j’ai fait la paix avec ma poitrine, déjà parce que j’ai rencontré plein de femmes différentes, aux diverses tailles de poitrines, et que ça fait relativiser de voir tant de diversité et de beauté ! Et également, c’est vrai, car j’ai bien remarquer que je plaisais malgré mes minis seins et que donc, apparemment, ça n’était pas tant un critère que ça pour un tas de personnes…
    Bon je peux parler seins encore longtemps (finalement ce commentaire est aussi long que certains articles de blogs HAHA) !
    Pour terminer quand même : je ne savais pas du tout qu’il pouvait y avoir un lien entre soutien-gorge et cancer… ça fait légèrement flipper !

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    1. Hello Anousha, merci pour ton commentaire « article de blog » mdr (moi j’opterais pour un copier coller publier 😛 ). Mon expérience a plus ou moins été la même, un matin, je me suis réveillée et j’ai décidé que ça commençait à bien faire cet enchevêtrement d’élastocs et de fils autour de me seins ^^ Le pas était sauté en un petit claquement de doigts.
      Je vois que nous sommes beaucoup à avoir eu un rapport difficile à notre poitrine, essentiellement parce que pas assez ou trop grosse…Quand on est une gamine en pleine puberté, on s’en prend plein la tronche dans les deux cas…Dieu merci, ça se calme sérieusement à l’âge adulte et on se rend subitement compte que beaucoup d’hommes et de femmes aiment les seins tout court, qu’ils soient minis, gros, de traviole ou pas de la même taille.
      Le lien avec le cancer ne m’avait jamais préoccupée pour la simple et bonne raison que je n’étais pas au courant, c’est inquiétant et pas si fou quand on y pense…Le soutien-gorge représente tout de même une entrave…
      Quelle horreur quand on remet un, n’est-ce pas ?? Personnellement, je ne supporte pas plus de quelques heures et je l’enlève le plus vite que je peux (si je le garde, je prends le risque de me gratter jusqu’à ce que mort s’en suive 😆 ).
      Après, comme tu disais dans ton article sur l’épilation, ça change quand même grandement la vie d’avoir un.e conjoint.e bienveillant.e, qui se bat totalement les rouleaux de ce que l’on porte, qui ne remarque même pas nos expérimentations parce qu’il/elle les considère comme allant de soi…C’est bien différent si on est dans une relation déséquilibrée ou toxique, malheureusement. Mais bon, puisque nos hommes sont de vraies crèmes d’êtres humains (toutes proportions gardées, n’en disons pas trop, leurs chevilles pourraient enfler 😉 ), autant se faire plaisir et s’épanouir au maximum.
      Je le martèle constamment, mais l’essentiel est bien de se sentir au mieux pour soi. L’avis des autres ne devrait, dans l’idéal, jamais importer.
      J’attends de lire ton article sur le sujet, parce que même si tu crois n’avoir rien à dire, je suis persuadée que tu vas nous pondre un chouette truc, même court !
      Bonne journée et des bisous 🙂

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