Quotidien Green

Ecologie et genre

Salut la compagnie ! Comment allez-vous en ce vendredi béni des dieux ? Moi…on va dire que ça va. Disons que j’ai eu une chance un peu moyenne cette semaine. Je sentais pourtant que mes cervicales cherchaient un poil la merde depuis 15 jours, en mode petite frappe en Bomber qui me menaçait sans cesse à coup de « j’te préviens, je vais lâcher ». Et j’ai forcément trouvé intelligent de lui rabattre son caquet d’un revers de la main *ça va tenir, j’te dis* 🙄 Mercredi matin, qu’elle ne fut donc pas ma (non) surprise quand mon cou s’est instantanément bloqué dans un bruit affreux, digne du plus gore des films d’horreur, qu’une décharge électrique a sympathiquement traversé toute ma colonne vertébrale et que je me suis retrouvée avec la tête pliée dans un angle assez improbable. Aïe. Le souci, c’est que j’avais le concert de Limp Bizkit prévu hier soir – places réservées depuis 6 mois – Sold out de chez Sold out – envie de voir le groupe depuis au moins 4 ans – et j’avais même promis à Ludo qu’on irait faire les foufous dans la fosse…Pogo, jump, toussa toussa…Je crois qu’on tombe d’accord pour dire que plus sage aurait été de renoncer, de me faire une tisane et de caler mes cervicales massacrées contre un coussin moelleux.

Cependant, (vous me connaissez un peu maintenant) j’y ai quand même été, bien sûr (j’ai fait passer un anti-inflammatoire avec de la bière et Pouf, c’était réglé 😉 Les enfants, si vous me lisez, ne reproduisez pas ça chez vous 😛 ), je me suis tenue relativement sage et ça a été ! Ce qui est sûr, c’est qu’il va me falloir du repos – ce qui n’arrivera malheureusement pas avant le week-end prochain…Mais, je vais m’auto-surveiller, c’est promis ! Toujours sur la ligne blanche, comme disait Bashung.

Bref, trêve de blablateries, venons-en au sujet du jour – dixit « Le nouveau Grand Format – ancien Format Normal » 🙂 – dans lequel j’ai décidé de vous parler de genre, en parallèle avec l’écologie. J’étais tombée, il y a déjà un certain temps, sur un article, paru sur Usbek et Rica, qui débriefait une étude menée aux US, qui avait notamment conclu que l’écologie était encore perçue comme trop féminisante pour ces messieurs (et que ça serait donc en partie pour ça que certains saccagent l’environnement en l’arrosant de napalm avec leurs gros pectoraux).

Avant que je vous explique de quoi il en retourne, quelques précisions importantes (je préfère tout de suite mettre les choses au clair avant que des mascus en larmes ne viennent me lancer des reproches à la figure à coup de ‘Not all men’). Je vais parler, dans cet article, « des hommes » en tant que groupe, de manière très générale et selon ce que l’étude a conclu (en gras et souligné !), ce qui signifie que je sais bien que tous les mecs ne sont pas des anti-écolo notoires, tout comme certains n’ont absolument aucun problème avec leur masculinité. Je vous demande de faire preuve de toute la bienveillance dont vous êtes capables. J’ai rédigé cet article en étant moi-même pleine de doutes quant à la conclusion à lui donner et j’ai trouvé intéressant de partager le fil de ma réflexion avec vous, pour provoquer le débat. Donc si vous lisez un truc qui vous paraît aberrant, où avec lequel vous n’êtes pas d’accord, de grâce, pas de polémique (et de toute façon, je modèrerai parce que ça me fatigue !). On vient gentiment m’exposer pourquoi je déraille, et comme je suis d’un naturel assez ouvert, je suis prête à en discuter et à revoir certaines de mes prises de position. Être féministe et critique à propos de certains travers masculins ne veut pas dire être anti-mecs, qu’on se le tienne pour dit 😉

On y va ?

7 expériences dangereuses et risquées

L’article que j’ai lu prenait donc pour base une étude menée aux US, publiée dans la revue payante Journal of Consumer Research en date du 26 décembre 2017. Cette dernière a été réalisée sur une cohorte de 2000 hommes chinois et américains, sur lesquels étaient menées 7 expérimentations. Et il a été conclu que les hommes voyaient l’écologie, dans leur majorité, comme un truc de gonzesse (je caricature, humour, les amie.s, humour 😉 ). Joli cadeau sous le sapin, n’est-il pas ?

Je vous dresse un peu le tableau avec la description de deux expériences. Parmi les 7 auxquelles ont été livrés en pâture ces milliers de mâles hagards, une d’entre-elles consistait à distribuer une carte cadeau rose à fleurs à un groupe d’hommes et une carte neutre à d’autres – en leur donnant la consigne d’acheter 3 objets : un sac-à-dos, une lampe et des piles. Bilan : les hommes ayant reçu la carte marketée fifille poney ont acheté, en majorité, 3 produits beaucoup moins écolo que leurs comparses à carte neutre – visiblement et selon les chercheurs, dans une volonté de réaffirmer leur masculinité au travers de choix non-écologiques. Dans une autre expérience où on leur demandait de faire un don avec un choix entre plusieurs assoc’, les hommes auraient manifesté une plus grande envie de donner à une association nommée « Wilderness Rangers » dont le logo était un loup hurlant, qu’à une autre organisation, « Friends of Nature », représentée par un gentil petit arbre tout vert. L’étude avance donc, après cette deuxième expérimentation, que les produits et organisations vertes devraient être d’avantage marketées « homme » 🙄 Donc quoi, si on vous colle un autocollant de gros gorille burné qui tape des poings sur son torse par-dessus le logo de Greenpeace, vous allez soudain leur reverser un plus gros pourcentage ? J’hésite entre « grandissez un peu » et « putain, il va quand même falloir faire quelque chose si c’est à ce point-là, les gars ».

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D’autres faits sont ressortis et je terminerais là-dessus pour l’étude en tant que telle : aller au supermarché avec un sac en tissu réutilisable plutôt qu’avec un sac plastique jetable serait perçu comme une attitude plus féminine et les participants se seraient également sentis plus « féminins » que masculins après une bonne action envers l’environnement. Le réchauffement climatique est donc en réalité rose à paillettes et ça ne serait pas vraiment swag, pour certains hommes, d’être vus en sa compagnie.

Petite note, pour vous indiquer que je prends un peu de recul par rapport à cette étude. J’ai bien conscience qu’elle n’a « seulement » été menée que sur 2000 hommes et qu’elle ne représente par conséquent pas la population masculine entière. On a eu un gros débat là-dessus hier soir avec Ludo et il me disait que pour lui, être écolo n’impliquait aucune féminisation, qu’on ne pouvait pas tirer des conclusions pour tous les hommes sur la base de 2000 volontaires – qu’il faudrait mener une étude sur l’ensemble de la population (euh…comment on fait, tu m’expliques ?), que beaucoup de figures de l’écologie étaient des hommes (ah bon ? Pas super sûre sur le coup…) et qu’il était sûr que si on avait distribué une carte cadeau ultra masculine à un groupe de femmes, elles auraient probablement eu le même comportement (mouai, là encore, je demande à voir !). J’ai bien essayé de lui faire comprendre qu’il n’était pas « tous les hommes », mais ça a un peu viré au débat stérile et j’ai lâché l’affaire. Juste pour vous dire que j’ai bien conscience qu’une étude menée sur un échantillon de population est forcément biaisée (même si théoriquement, il y a tout un travail d’échantillonnage pour avoir une bonne représentation de la population concernée). Néanmoins, les résultats étant visiblement très tranchés, je trouve intéressant de les commenter tout de même.

La masculinité écorchée vive par une feuille d’arbre

Parce que j’avoue que j’ai été relativement sidérée par les conclusions tirées après cette étude.

Visiblement, les hommes seraient plus sensibles que les femmes aux « perceptions de leur identité de genre ». Les pauvres lapins. Je vais vous dire une toute petite choses mes cocos, passez donc 24 heures dans la vie d’une femme et on en reparle, du genre ! Après que vous vous soyez farci les règles et le period blaming qui va avec, la misogynie ambiante, le harcèlement sexuel, les écarts de salaire, la lesbophobie, la biphobie, les clichés dont nous abreuvent régulièrement les médias et la condescendance générale avec laquelle certaines personnes nous traitent, je peux vous garantir que votre problème « d’identité de genre » vous paraîtra soudain bien moindre. Dans cette société encore extrêmement patriarcale, j’avoue que ça me démange carrément dans le slip quand j’entends certains individus de sexe masculin nous dire à quel point c’est dur d’être un homme.

Les auteurs de l’étude proposent de « concevoir un marketing qui « affirme la masculinité des hommes et leur donne la confiance nécessaire pour surmonter la peur d’être jugé » ». On parle d’adopter des polices, des logos et des designs « masculins », parce que tu comprends, c’est quand même d’une importance capitale que Jean-Marc n’ait plus le seum en s’achetant son paquet de gâteaux vert pâle, orné des jolies fleufleurs et des papillons et avec une inscription – comble de la te-hon – « Vegan et Agriculture Biologique » en Comic sans MS. A ce stade des recommandations, j’ouvre de grands yeux en me demandant où va le monde. En plus de corroborer le fait que la sensation de se sentir « féminin » est une chose plutôt négative pour un homme, je trouve que cette proposition est une des plus grosses fausses solutions que je n’ai jamais vue. Etant donné que ces suggestions m’ont valu un pré-décollement de la plèvre, je me suis dit que j’allais regarder le genre de celles ou ceux qui l’avaient menée…et, oh ben ça alors, Surprise Cindy ! 5 hommes ! Je ne m’en serai pas doutée !

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Parce que ce qui me fait relativement hurler dans cette conclusion, c’est que visiblement, dès qu’il y a une feuille de salade qui se coince entre les dents de certains messieurs, il faut TOUT changer et leur faire un gros câlin pour qu’ils se sentent mieux. On repeint tout le monde en bleu et ouf, qu’est-ce qu’on se sent mieux sans tous ces trucs de nénette, dis donc ! Les gars, je vais vous dire une chose. En tant que meuf, je vous le dis très solennellement, on aimerait toutes aussi changer UN TAS DE TRUCS un poil plus importants que « cette abeille sur mon paquet de céréales me fait me sentir eunuque ». Et ça n’arrive pas. Mais ce n’est pas pour ça qu’on arrête de se battre au moindre obstacle, ni qu’on n’est pas en permanence (pour certaines d’entre nous, je précise) en déconstruction et reconstruction permanente du concept de féminité. Alors quand je vois certains gars brailler parce que l’écologie les fait se sentir moins virils, j’ai envie de me fâcher. Mais pas que. Car je sais aussi faire preuve d’une certaine bienveillance. J’essaie de comprendre.

J’ai donc envie de les écouter, aussi. Parce que je crois que le problème est bien plus profond qu’il n’y parait. Parce que non, ce n’est pas normal que vous vous sentiez moins homme parce que vous achetez un t-shirt avec 1% de rose dessus, ce n’est pas normal que vous ayez toujours cet impératif mental ancré selon lequel vous devez en permanence avoir l’air « d’un vrai bonhomme avec de grosses couilles poilues » dans tout ce que vous faites.

Je ne vous plains pas le moins du monde, parce qu’on a carrément notre lot de croix à porter en tant qu’individues de sexe féminin, mais je crois que je comprends la situation dans laquelle vous vous trouvez. Et je suis persuadée d’une chose, il est PLUS QUE TEMPS que les hommes se remontent les manches et commencent à déconstruire toutes ces notions datées de masculinité et de virilité – qui font que vous vous comportez parfois mal envers la planète, mal envers les femmes et très souvent envers vous-mêmes. Malheureusement, si vous ne le faites pas, on ne pourra pas le faire à votre place – toute tentative des femmes d’en parler étant la plupart du temps vécue comme une castration aux ciseaux Maped, ou au mieux, une remise en cause de votre statut d’homme. Parce que oui, on en est là…Je crois qu’il faut en finir d’urgence avec cette association ultra malsaine et encore très répandue de homme = violence, destruction et domination. On y perd toutes et tous déjà bien trop !

Nous devons également arrêter avec cette idée que tout ce qui touche à la féminité chez les hommes est forcément honteux (cf. toutes les insultes teintées d’homophobie et de misogynie qui ont encore beaucoup trop cours, même chez les gamins). J’ai personnellement de nombreuses parts de masculinité que j’assume parfaitement, tout en me sentant parfaitement bien dans mes bottes de femme. Ça a été dur d’en arriver là, mais j’ai réussi ! Et si c’est le cas, je crois que beaucoup d’autres peuvent y arriver aussi. Il faudrait également en finir définitivement avec cette foutue éducation genrée qui me file des plaques d’urticaire purulente et qui présuppose qu’on se définit intégralement par ce qu’on a entre les jambes. On divise les enfants, au moment même où ils viennent d’être pondus et on en arrive à des conclusions comme celles tirées dans cette étude quand on est face aux adultes. Quand je lis ce genre de choses, je suis de plus en plus persuadée qu’il est GRAND TEMPS de recommencer à éduquer des individu.e.s, plutôt que des genres.

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L’écologisation du quotidien, un domaine encore trop souvent réservé aux femmes

Une étude menée par le Fonds des Nations Unies en 2009 le confirme : les femmes ont, la plupart du temps, un mode de vie plus écolo que les hommes. On consomme moins d’électricité, on a plus tendance à se déplacer à pied et en vélo plutôt qu’en voiture, on est plus sensibilisées au problème du réchauffement climatique, et cetera – on pourra continuer comme ça longtemps et tel n’est pas le but. Je ne dis d’ailleurs pas que les hommes sont anti-écolo, on parle ici d’une tendance générale – ne vous sentez donc pas automatiquement visé par ce que je dis, chers messieurs – Je sais bien que nous sommes tous et toutes de jolis flocons de neige uniques tournoyant gracieusement dans la galaxie et que chacun a ses idées, sa manière de fonctionner et ses affects. J’essaye juste d’analyser le contenu d’un article, donc on ne me mords pas – je vous en conjure 😛

Les conclusions de cette étude ont au moins eu un effet bénéfique : c’est que je me suis regardée dans le miroir en me posant une question simple « qui, dans ton couple, s’occupe d’écologiser le quotidien ? ». Eh bien, c’est moi, en grande partie. Même si je vis avec quelqu’un de formidable, avec qui les tâches ménagères sont très bien réparties et qui trouve tout à fait normal de faire sa part, mais aussi qui me respecte en tant que femme et en tant qu’individue, il faut se rendre à l’évidence avec honnêteté, celle qui fait la plupart des efforts pour rendre notre vie plus green, c’est encore (trop) souvent moi. Et je lui ai déjà dit calmement. A coup de « ouh ouh, mon cher et tendre amour, n’as-tu pas l’impression de saper tous mes efforts là ? » en cas d’achats de gâteaux suremballés, de refus d’utiliser mes cotons lavables ou de prendre la voiture pour faire 50 mètres. Et si aujourd’hui, tout à l’air de commencer à couler de source pour lui (monsieur a même commencé à faire ses gâteaux, de sa propre initiative, « pour moins acheter de petits-déjeuners industriels » sous mes yeux esbaudis), je me rends compte que le minimalisme dans la salle de bain, c’est moi – que dans la cuisine, c’est en grande partie moi – et qu’en fait, ben c’est très souvent bibi qui est à l’origine de toutes les innovations écolo du foyer. Et on ne va pas se mentir, c’est une forme de charge mentale que je me rajoute. Le point positif, c’est que le sujet me passionne et que trouver des alternatives me transcende littéralement. C’est mon kiff, je m’éclate à faire ça. Et même si Ludo n’est pas aussi impliqué que je le suis (et je ne crois pas que ça soit lié à sa condition d’homme – c’est plus un grand angoissé du changement – et je crois percevoir, dans ses quelques positions réfractaires, des réactions de biche apeurée face à l’électron libre survolté que je peux être parfois), je sens qu’il change à son rythme. Il se sert systématiquement de sacs réutilisables pour les courses, il a déclaré qu’aller au marché, c’était juste génial – qu’on allait boycotter les hyper autant que possible, il a adopté mon dentifrice maison, le vinaigre blanc pour le ménage, mes brosses à dents biodégradables en bambou, il me suit de plus en plus volontiers dans ma croisade contre la voiture comme solution à tous les déplacements. Et en plus, il est super viril, je vous assure 😀 Il y a du mieux, et je suis contente qu’on commence à être sur la même longueur d’ondes sur le sujet.

Mais cette histoire d’écologie soi-disant plus féminine me fait me poser une question centrale, qui me laisse extrêmement divisée sur la réponse à donner. Les femmes doivent-elles s’emparer du sujet de l’écologie ? Je dois bien avouer que je n’ai pas de solution miracle face à cette problématique. D’un côté, la petite Manon optimiste a envie de dire « mais oui ! Allons-y », enfin un domaine un peu moins monopolisé par les mecs, où nous aurons peut-être une chance de faire notre trou, d’accéder à des positions importantes, d’innover en créant des entreprises, d’investir un domaine tourné vers l’avenir, l’adaptation et le respect de cette si belle nature qui nous entoure. Parce que je suis persuadée que l’écologie va devenir LE domaine qui compte avec tous les défis et les changements qui nous attendent – donc nous aurons tout gagné à nous être déjà familiarisées avec tout ce que ça implique. Mais. Mais. Gros gros mais. On sait que certains mâles, très attachés à la structure patriarcale de domination en place, ne verront certainement pas d’un très bon œil que les femmes s’émancipent dans un domaine dynamique qu’ils ont délaissé et finiront sûrement soit par nous mettre des bâtons dans les roues, soit par débarquer dans ce milieu et toutes nous écraser – comme ils savent si bien faire. Rien que cette perspective me fatigue. Je ne dis pas qu’il ne faut pas y aller par peur que certains hommes saccagent tout, ça serait antiféministe au possible, mais je me dis, tant que la société est telle qu’elle est – avec une acceptation massive du fait que finalement, les femmes valent moins que les hommes – ne prend-on pas le risque de voir, une fois de plus, tout notre travail sapé par quelques-un.e.s (je mets au féminin aussi, il n’y a malheureusement pas que des hommes dans les rangs masculinistes…) ? C’est un risque à prendre, mais je crois qu’il faut alors continuer le combat féministe d’égalité des droits avec autant de vigueur que l’on s’engage dans le combat écologiste. Les deux doivent avancer main dans la main.

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Deuxième « Mais », la cause écologique, au vu de son immense importance, ne devrait-elle pas être investie à l’unisson par les deux sexes ? Je crois que si. Qu’avec toutes les sonnettes d’alarme tirées par les scientifiques et expert.e.s de tous bords, il est plus que temps qu’on dépasse nos a priori et que l’on coopère ensemble face à ce qui sera la plus grande vague de changements de notre époque. Cependant, je ne suis pas naïve non plus, je sais que c’est relativement utopiste d’imaginer une société où les hommes et les femmes feraient front à égalité dans une cause qui les dépasse – tout du moins pour le moment. Ce qui me fait revenir à l’éducation, aux stéréotypes genrés qu’il faut urgemment détruire à coups de pioche, car je crois que nous ne gagnerons pas ce combat sans que soient instaurées des relations plus saines entre les êtres humains. Il faut aussi enseigner l’écologie aux gamins, les reconnecter à la nature, leur faire découvrir toute la beauté qu’il faut protéger autour d’eux. Il y a tellement à faire que j’en ai le vertige en même temps que je suis enivrée. Tout ce gisement de travail me grise et me déprime à la fois. Prise de conscience, avez-vous dit ? 🙂

Aller, je vous file mes sources :

Alors, qu’avez-vous pensé de cet article ? Si vous êtes un homme, voyez-vous l’écologie comme un domaine féminin ? Pensez-vous qu’il y a des choses à déconstruire au niveau de la notion de virilité ? Quelles sont vos solutions pour y arriver ? Si vous êtes une femme, qu’est-ce que cela vous inspire ? J’appelle une fois de plus à la bienveillance si vous voulez poster un commentaire ou débattre d’un point avec lequel vous n’êtes pas d’accord. J’ai hâte de vous lire, comme toujours.

Sur ces bons mots, je vous laisse, j’ai Aquaponey à Paris ce week-end et il faut que je file livrer bataille avec mon TGV qui sera, je l’espère, à l’heure 😀 Je vous embrasse.

Egalité des genres et Sac de courses avec des cœurs multicolores.

Manon Woodstock.

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19 réflexions au sujet de “Ecologie et genre”

  1. Je viens juste de lire les deux premiers paragraphes….
    La règle de base c’est le pogo, c’est mieux que l’osthéo 😉
    Et je viens de jumper (discretos) sur ma chaise de boulot….. Je connaissais pas du tout le nom de cette salle… Et j’ai fait un double jump quand j’ai vu la prog…. un triple quand j’ai vu que j’avais encore quelques place de libres… Juste pour mon agoraphobe de Mâle écouteur de rap et de pop (il est loin d’être parfait): la salle est grande ou pas?

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    1. Hello Sarah, la salle est assez grande, c’est une espèce de grand hangar. La programmation est super, on a vu du bon, du moins bon, de l’excellent…Niveau monde, ça dépend vraiment du concert, on avait fait Soundgarden il y a quelques années (Sniff…), la salle était coupée en deux avec peu de monde – le top / par contre, un concert comme Limp Bizkit, c’était ultra blindé (sans être dérangeant cela dit). Quoi qu’il en soit, s’il se sent mal, il peut toujours aller respirer dans le grand hall, juste à côté de la salle et accessible pendant tout le concert.

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  2. Je suis en train de lire un bouquin sur l’agroécologie, où il y a un passage que je reformulerais ainsi (parce que je ne me rappelle pas la citation par coeur) : « L’agriculture conventionnelle est très court-termiste et ne vise que du profit à court terme car il n’y a plus de femmes dans les fermes. Les femmes ont une capacité de projection dans l’avenir supérieure aux hommes. Les hommes ont tendance à prendre des décisions en considérant plutôt l’impact à court terme des actions, quand les femmes se focalisent plus sur le long terme ». ça me paraissait un peu caricaturé, mais en y réfléchissant, j’ai trouvé pas mal d’exemples de gens/couples rencontrés à droite à gauche pour lesquels la logique semblait s’appliquer. De là à dire si c’est une différence de genre ou si ça se fait dans l’éducation, je n’en sais rien…

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    1. Hello Tocca, merci pour ton commentaire ! Très intéressant tout ça. Figure toi que j’ai beaucoup abordé le sujet avec ma psy et elle m’a bien aidée à saisir le concept de personnes qu’elle appelle vénusiennes (une majorité de femmes, mais pas que), qui se projettent à très long terme, qui anticipent les problèmes, mais qui gèrent moins bien les grosses crises imprévues – que l’on peut opposer aux personnes martiennes (majoritairement des hommes, mais là encore, pas que) qui se débrouillent parfaitement quand il s’agit de prendre des décisions dans l’urgence – mais qui dépassent difficilement l’instant présent. C’est notamment tout ce fonctionnement qui renforcerait parfois une certaine forme d’incompréhension entre les sexes. Etant donné qu’on éduque très différemment garçons et filles, je pense qu’il y aurait pas mal à creuser dans ce sens – même si, et je me prends en exemple, je me projette énormément tout en sachant prendre des décisions en cas de crise. Rien n’est gravé dans la pierre, tout le monde est différent.e. Cela dit, quand on considère ce que dit ton bouquin, on se dit qu’il y a matière à réflexion et à étude du phénomène. Il faudrait comparer des exploitations similaires gérées par des femmes et d’autres par des hommes…ça pourrait être instructif ! Je n’avais absolument pas pensé à ça en rédigeant mon article et je vais continuer à creuser 🙂 Merci beaucoup et belle semaine à toi !

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  3. N’oublie pas le bonnet de bain de ton poney dans ton sac.
    Ah y est, je viens de finir l’article, encore hyper intéressant et plusieurs choses m’ont interpellées:
    – le logo arbre: on en voit partout, tout le temps. Le marketing l’a récupéré car justement ça fait penser écolo, vert etc. Cela doit jouer dans la perte d’impact de ce logo. A défaut le gorille qui se tape sur les pects, c’est plus rare et plus percutant. Perso, ça me donne une image d’action que l’arbre ne transmet pas… Mais j’ai dû avoir une paire de c**** dans une autre vie
    – Les étudiés viennent des US et de Chine. Les loustics sont pas comme nos mâles européens aussi.

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    1. Arf, j’ai oublié le bonnet et mon poney est ressorti avec une coupe afro 😀 C’était à prévoir 😉
      Très instructif ce que tu dis. Effectivement, le logo de l’arbre étant plus « commun » – c’est vrai qu’on le voit absolument partout – On aura peut-être plus tendance à donner à une assoc’ dont le logo est différent et tape à l’oeil (après tout dépend aussi de comment le truc leur a été proposé – perso, je donne aux assoc’ dont l’action me plaît – je me contefriche du logo et si le choix ne portait QUE sur le logo, je trouve l’expérimentation discutable – A voir !).
      Effectivement, les cultures asiatiques et américaines étant très différentes de la notre, il se peut que cela explique en partie les résultats de l’étude. Cependant, je crois que ça serait très intéressant de faire le même genre d’expériences chez nous, et quoi qu’il en soit, j’ai l’impression d’être entourée de mecs qui ont du mal avec leur virilité et qui se sentent en permanence obligés d’en faire des caisses pour montrer qu’ils sont de « vrais hommes ». Tant de choses à étudier, on s’y perd, n’est-ce pas 🙂 ?

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  4. Je ne sais pas comment relier ce concept à ton article mais il existe un courant de l’écologie qui s’appelle l’écoféminisme qui associe comme son nom l’indique le féminisme et l’écologie comme si ces deux combats étaient liés fondamentalement.

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    1. Hello 🙂 merci pour ton commentaire ! Oui, j’ai déjà entendu parler de l’écoféminisme et je t’avoue que je ne me suis pas encore penchée sur le sujet (peut-être un prochain article ?). C’est très intéressant de penser les deux concepts côte à côte et je pense qu’il y a des liens indéniables, une notion de respect qui est inhérente aux deux courants. Je vais creuser tout ça 😉 Très belle semaine à toi !

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  5. bonjour, pour ma part, je pense comme toi, que ce sont encore les femmes qui prennent en charge l’écologie surtout à la maison: la cuisine fait maison, le ménage avec des produits plus sains, les courses au rayon bio etc…

    ça fait beaucoup à penser, moi c’est comme ça à la maison ! pas facile d’essayer de faire mieux pour la planète toute seule mais bon ….c’est déjà ça ! pas facile de changer les comportements !

    En même temps je me dis que nous sommes au tout début de la prise de conscience du mal que nous faisons à la planète, qu’il faut du temps pour que les choses bougent même s’il y a urgence !

    Comme quoi il est temps aussi que les femmes aient toute leur place dans ce monde !

    Merci pour cet article !

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    1. Bonjour Nathalie, merci pour ton commentaire. C’est notamment pour ça que je m’interroge sur le « est-ce que les femmes doivent prendre en main le domaine de l’écologie ? » – des fois, je me dis « n’est-ce pas de nouveau s’enfermer dans le domaine domestique ? ». Il faut faire très attention et ne pas hésiter à impliquer les hommes au quotidien – en insufflant un changement qui fait gagner temps et argent à l’ensemble du foyer. Si au final, tout le monde finit par s’y mettre, on a tout gagné – mais si tout repose sur nos épaules, ce n’est pas tenable. On sera toujours dans le « faire comme on peut », comme tu le dis, et je ne sais pas si c’est compatible avec une vision de l’écologie du quotidien simple et joyeuse, à laquelle je crois dur comme fer.
      Il est vrai qu’on commence à voir les mentalités changer, les gens font plus attention, prennent de la distance vis-à-vis de la folie capitalistique qui fait beaucoup de malheureux.ses. Tout n’est pas perdu ! Tout commence et c’est très excitant.
      Je vois aussi une volonté des femmes de prendre la barre, une véritable envie de changement et ça me donne le courage de faire toujours plus pour qu’on continue dans cette voie. Je te souhaite une très belle semaine 🙂

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  6. Aquaponey??? :O

    Bon il faut que je trouve un moyen de prendre des notes au fur et à mesure de ton article pour me souvenir de tout ce que je veux dire en commenter… Car à chaque fois je me dis que je veux rebondir sur telle ou telle phrase et arrivée à la fin, je suis sûre que j’oublie un paquet de choses ! Bref, déjà, quand tu as parlé de ton cou (et encore là quand j’écris !) j’ai pas pu m’empêcher de faire craquer le mien, hahaha ! Je comprends que tu n’aies pas eu envie de louper Limp Bizkit mais j’avoue, c’était un peu du suicide 😀

    Sinon, merci beaucoup pour cet article car je ne m’étais tout bonnement jamais posé la question de si l’écologie était plutôt portée sur les femmes et de l’image que les hommes en avaient ! Même si en effet comme tu le dis, une étude sur « juste » 2000 énergumènes masculins ne représente pas la totalité du genre, c’est tout de même intéressant – déjà car je n’aurais pas pensé à faire une telle étude ! Après, le fait qu’elle n’ait été menée que par des hommes, pour des hommes, mmhh… un peu dommage :/ Je pense qu’il serait pertinent de creuser le sujet, pour ensuite trouver des solutions si ce bias existe bel et bien ! Dans mon couple c’est assez étrange, Ciaran est hyper écolo mais c’est moi qui ai introduit les concepts de zéro déchet à la maison 🙂 Mais par contre sa grande passion c’est ramasser les déchets dans la rue, se plaindre que les gens ne fassent pas 2 mètres pour mettre les leurs dans la poubelle (et se plaindre qu’il n’y ait pas assez de poubelles, ce qui est une réalité !), il est contre les bouteilles d’eau en plastique et les sodas chimiques, il refuse de passer son permis et est un vélo-fan de malade ^^ Au final on se complète assez, mais bon, encore une fois, il n’est clairement pas un bon représentant de TOUTE la gente masculine 😛 (dommage car si plus de personnes étaient comme lui, le monde serait clairement largement meilleur ! j’dis ça, j’dis rien !)

    Bon bref honnêtement, je trouve ça aberrant qu’on en soit encore à ce point en 2018, que des mecs puissent réellement penser qu’un sujet aussi vital que l’écologie soit genré. Merde, là, la planète meurt à cause de nous depuis des décennies, donc le débat n’en est pas vraiment à « est-ce que c’est un truc de meuf ?? » … Ca me dépasse clairement.

    Enfin ! Bon aquaponey 😛 Et je m’en vais rattraper mon retard d’articles ! (je n’aime pas les lire à la va-vite et je veux toujours tenter un commentaire, donc il faut que je trouve LE bon moment dans ma semaine ! ^^)

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    1. Hello Anousha, merci pour ton commentaire 🙂 En même temps, il y a juste TELLEMENT de sujets à creuser que parfois ça me donne le vertige.
      Tu as la même impression que moi sur l’étude: elle est imparfaite, menée par un groupe de chercheurs non-mixte (quel dommage quoi !!!) et je crois donc qu’il ne faut pas la considérer comme parole d’évangile. Cependant, étant absolument persuadée qu’il y a un lien entre écologie et féminisme, il m’a semblé extrêmement intéressant d’avoir une réflexion sur le sujet.
      Je suis d’accord avec toi, pour moi, on a dépassé depuis très longtemps le point où on peut se permettre de minauder à coup de « l’écologie atrophie mes tescticules ». Il y a encore BEAUCOUP de préjugés à déconstruire.
      C’est super que ton mari soit si écolo ! Moi, je rame un peu, il se plaint beaucoup que tout va mal, mais c’est un peu plus compliqué de passer à l’action. Cela dit, et c’est assez incroyable, tu remarques que c’est nous, en tant que femmes, qui nous occupons plus de « l’intérieur » ? Alors que ces messieurs sont spontanément plus intéressés par l’extérieur ? C’est très parlant ! C’est là qu’on voit que même quand on a eu des parents qui ont fait attention, on éduque quand même filles et garçons très différemment !
      Cela dit, c’est super de s’apporter des choses l’un l’autre, ça nourrit énormément la réflexion écolo. Ciaran, c’est le vélo et le plastique, toi c’est le ZD. Je suis sûre que tu as plein d’idées qu’il n’aurait jamais eues et inversement. Moi, je suis dans une écologie globale et Ludo, il jardine, il pâtisse…On commence à arriver à un bon équilibre. Le chemin est long, mais c’est si gratifiant qu’on en oublie les difficultés !
      Je te souhaite une très bonne semaine ! Des bisous 😉

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  7. J’ai beaucoup aimé ton article, il ouvre la voie à tellement de discussions ! Et il complète bien plusieurs articles que j’ai partagés dans les remue-méninges depuis janvier (il faudra peut-être que j’en fasse une synthèse thématique un jour, sur la question zérodéchet/écologie et genre). Comme tu le soulignes bien, sur l’étude elle-même il y a probablement des choses à discuter sur la méthodologie, les conclusions, et le fait de savoir si on peut étendre ça aux autres pays… Par exemple pour le coup de la carte marketée rose, on peut constater une différence de comportement, mais je pense que c’est délicat d’affirmer qu’ils font ça par compensation, on peut envisager d’autres explications (par exemple est-ce que les produits qu’ils ont acheté ne seraient pas eux aussi très marketés, par rapport aux produits écolo ?). Mais ça ouvre des pistes intéressantes… Et par contre nombre d’enquêtes dont celles que tu cites montrent une nette différence dans les préoccupations écolo et surtout dans la charge mentale liée au quotidien, ça je pense que c’est difficile à nier. Et en revanche ça se rééquilibre dans les mouvements plus revendicatifs, plus radicaux ou politiques (par ex plein d’assos écolo sont assez féminines, surtout quand ça tourne autour des efforts quotidiens ou de la protection animale, mais Sea Shepherd a plein de mecs, les assos animalistes abolitionnistes aussi… un truc à creuser)

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    1. Hello, merci beaucoup pour ton commentaire 😉 Il est évident qu’il y a une véritable montagne à pelleter quand on parle écologie et genre. On en parlait avec anoushapati ce matin et je constatais que malgré le fait que nous soyons ouvertes, féministes et dans des couples où tout se répartit plutôt bien, c’est encore beaucoup trop souvent nous qui agissons dans la sphère intérieure, tandis que les mecs s’approprient l’extérieur. Et je crois qu’il faut dépasser ça en s’appropriant aussi l’extérieur et faisant comprendre aux hommes qu’ils doivent s’impliquer à l’intérieur. La charge mentale broie les femmes et je crois qu’on arrive à une période charnière où on en a assez.
      Je partage ton avis sur les expériences menées et je serais très curieuse d’en savoir plus. Idem pour les dons aux assoc’, perso, je me tamponne complètement du logo, tant que l’action menée me parle. Est-ce qu’on a juste proposé le logo à ces messieurs ? Si c’est le cas, c’est un nouveau biais et ça ne prend pas toutes les caractéristiques d’un don en compte…
      J’ai hâte de te lire à nouveau sur le sujet et je vais aller reconsulter ton remue-méninges de janvier pour me remettre tous les articles en mémoire 🙂
      Passe une belle semaine !

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      1. Je mesure la chance que j’ai (et encore je devrais pas parler de chance car ça devrait être normal) de vivre avec un mec qui en fait vraiment autant que moi si ce n’est plus, qui se préoccupe d’aménager l’intérieur, de faire les courses, et donc avec une charge mentale partagée et raisonnable… (Par contre je l’avais évoqué dans un autre commentaire, il a un blocage sur le passage aux produits plus écolo, un truc un peu affectif, ses marques qu’il connait bien, ses gouts qu’il connait bien ^^). A très bientôt !

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      2. Ah ah, je vois qu’on a des mecs similaires xD Le mien aussi s’implique beaucoup dans le foyer, il fait le ménage, la cuisine, les courses, les machines…On plaisante souvent sur les fameuses médailles que je devrais lui donner ^^ Je regardais une vidéo très intéressante sur le sujet, tournée par Fatou Diome, où elle disait que les hommes bien dans leurs bottes et dans leur masculinité ne considéraient pas les femmes comme des inférieures, mais bien comme des partenaires de vie.
        Par contre, idem – pour verdir le quotidien AOUCH, on y va tout doucement. Il y a beaucoup d’affectif en jeu et c’est plus compliqué. Récemment, il a abandonné le Nesquik, je ne te dis pas la victoire – j’ai presque fait péter le champagne 😀
        Bref, je pourrais m’étaler pendant 10000 mots, donc je te souhaite une bonne journée 🙂

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  8. Franchement, je trouve ça assez bête d’avoir une opinion « féminisante » de l’écologie. Enfin c’est vrai quoi, les hommes qui pensent ça n’ont pas besoin de toujours montrer qu’ils sont des gros durs, qu’eux au moins ils s’en fichent de la planète.
    Et merci pour ton article :))

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    1. Hello Nymeria, merci pour ton commentaire ! C’est vrai, ça n’a pas vraiment de sens. Mais personnellement, j’y vois un réel problème dans l’image qu’ont les hommes de leur propre virilité. On est encore trop dans des comportements agressifs, de destruction pour « prouver que », alors qu’en réalité, quand tu as un pénis ou que tu as envie d’être un homme (pour les personnes transgenres ou autres, par exemple), tu l’es et point barre. La société patriarcale incite encore trop à la démonstration et à la mise en scène des comportements masculins. A nous d’éduquer la prochaine génération pour que ça change…Belle journée à toi 🙂

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