Mon parcours

Le pouvoir des mots ou comment l’écriture m’a libérée

Aujourd’hui, je voudrais commencer par un message d’espoir après les tristes évènements d’hier soir. Le diable a encore montré le bout de sa queue à Paris. Il a pris la vie d’un policier et en a gravement blessé deux autres. C’est triste.

J’ai appris ça en rentrant de l’escalade presque en direct. Tragique nouvelle pour cette fin de soirée et pourtant, à peine deux heures auparavant, qu’est-ce qu’on a ri avec les copains ! (il notamment a été question d’une vidéo ratée qui a donné deux photos réussies, de la nouvelle Spielberg d’Hettange-Grande, d’Alerte à Malibu et de petits bouts. Je n’en dirais pas plus 😀 les intéressé(e)s se reconnaîtront).

Après y avoir longuement réfléchi, je me dis que c’est notre meilleur bouclier face à toute cette noirceur crasse. Continuons à rire, à nous amuser, à faire la fête entre amis ou en famille, profitons des moments passés ensemble, vivons pleinement comme nous savons si bien le faire ! C’est la meilleure réponse à donner à ces obscurantistes, briller de toute notre lumière pour leur faire comprendre qu’ils ne nous éteindront jamais.

Ce matin, je vais encore un peu dévier de l’écologie pure et dure, même si au final tout est lié. J’ai plus que jamais envie de parler de liberté et en particulier d’écriture. J’avais déjà lu quelque part que ce qui terrorise le plus les extrémistes religieux, c’est une femme qui lit. Alors une femme qui écrit, ça doit être l’équivalent de Satan ! Et vous savez quoi, j’en suis très fière !! Je les emmerde !!! Vive les femmes libres !!!!

L’écriture a littéralement inondé ma vie ces dernières semaines et elle me rend tellement clairvoyante. Mieux, elle me rend libre.

C’est très simple : l’écriture a littéralement brisé mes chaînes. Quand Lyvia m’a offert mon carnet, je l’ai ouvert en me disant « impossible ». J’avais déjà galéré rien que pour le choisir dans le magasin tant la représentation que je m’en faisais était énorme. Mon choix s’était finalement arrêté sur un modèle à motifs m’évoquant l’Inde, décoré d’une magnifique petite libellule en relief. J’avais peur de ce carnet, peur de ne pas réussir à le remplir. C’était il y a environ un mois.

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Me voilà une centaine de pages plus tard à halluciner total sur le fait que je viens d’écrire un bouquin sans même m’en rendre compte ! Et depuis, je sors rarement sans ma libellule de poche (enfin, de poche, je me comprends, de sac-à-dos dirons-nous, il n’est pas si petit !).

Au final et avec le recul que j’ai aujourd’hui, je suis persuadée que tout se passe dès le premier jour. Celui où on se dit « aller, j’y vais ». Mon premier jour à moi était dur, je n’avais aucune confiance en moi, j’étais pleine de blocages et de doutes. J’étais aussi extrêmement angoissée. J’avais les larmes aux yeux rien qu’à l’idée de retourner au boulot. A ce moment précis, je me suis regardée bien en face et je me suis dit « Tu es mal…vraiment au fond du trou, mais pourquoi ? Et si tu écrivais là-dessus ? ». Et là, j’ai écrit, écrit comme jamais, sur ce qui n’allait pas, sur ce qui me frustrait. Après deux pages d’une écriture rageuse et à me très grande surprise, c’est passé. L’angoisse n’était plus là. Le fait de l’avoir matérialisée sur du papier l’a fait complètement disparaître.

Les premiers jours, je n’y croyais pas moi-même. Moi, la flippée de service qui se soigne en écrivant 3 mots dans un carnet ? Pas possible. Et bien si. Et cette écriture cathartique du début s’est peu à peu transformée. Elle est devenue très multiforme : j’écris sur ce qui va, sur ce qui ne va pas, sur ce que je voudrais, sur ce qui me fâche, sur ce qui me remplit de bonheur. Les vannes sont ouvertes et ne sont pas prêtes de se refermer.

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J’écris tous les jours entre 2 et 4 pages dans mon petit carnet. J’écris aussi sur mon blog. C’est devenu une nécessité pour moi, au même titre que de respirer. Je n’écris pas les week-ends et le lundi, je suis tellement contente de retrouver ma libellule ! J’ai aujourd’hui pleinement pris conscience du pouvoir extrêmement libérateur de l’écriture et de tout ce qu’elle a apporté dans ma vie en si peu de temps.

Selon moi, elle permet principalement de faire trois choses essentielles :

  • Elle nous aide à dérouler le fil. Je m’explique : tout tourne souvent en rond dans nos têtes, on ressasse sans arrêt sans s’en rendre vraiment compte. L’écriture permet de démêler les nœuds et de dérouler les pelotes de laine, qui paraissent parfois complètement inextricables. Une fois qu’on a écrit une situation, les choses deviennent linéaires, elles ne tournent plus sur elles-mêmes comme un cabot qui se mord la queue. Parce qu’écrire pose les choses, les fait s’inscrire dans le réel et le concret. Ça permet d’y voir tellement plus clair !
  • Ça nous donne le courage d’enjamber les barrières que la vie dresse devant nous, mais aussi de faire des choses dont on ne se serait jamais cru capables. Ecrire sur les obstacles que l’on peut rencontrer, c’est déjà les désacraliser. Et se rendre compte qu’ils ne sont pas si insurmontables quand on y pense 2 minutes. Avant le carnet, il m’arrivait régulièrement de me dire « Mon dieu, ceci est impossible ! » ou « Je n’y arriverai pas ». Maintenant, je me force systématiquement à me questionner sur le « pourquoi est-ce que tu n’y arriverais pas ? » et « Comment y arriver ? ». Et je me rends compte 3 fois sur 4, que je suis carrément trop dramatique. Genre chouin-chouin, bouhouhou je suis tellement faible et fatiguée. C’est dans ces moments-là que le génie du carnet sort, m’ordonne de la fermer et de bouger mes fesses ! (Aaaah la lampe !!! Aaaah la lampe !!! Jafar j’suis coincé !!!! – désolée pour cette saillie Aladdin, j’étais obligée 🙂 )  Ecrire me fait me rendre compte que ce que je dis c’est vraiment, vraiment n’importe quoi et que réussir est largement à ma portée.

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  • C’est aussi trouver des solutions concrètes en mettant de l’ordre dans ses idées. Si vous saviez le nombre de fois où je me suis dit pour une situation donnée « non, il n’y a pas d’issue », où j’ai écrit dessus, et où j’ai finalement trouvé une solution d’une simplicité enfantine ! C’est dans ces moments que je me dis en rigolant que je suis vraiment la reine des cloches. Et ça fait un bien fou !

Là, vous vous dites sûrement « Non, ce n’est pas pour moi, je n’y arriverai pas ». Mais moi je vous dis si. Bien sûr que si. Evidemment, ça ne tient qu’à vous et c’est vraiment dur de commencer, mais une fois que le train a démarré, on ne l’arrête plus (hmmm Sherlock, je me demande dans quel transport en commun elle a bien pu écrire cet article 🙂 ).

Si je n’ai qu’un conseil à vous donner, c’est de commencer à écrire sur ce qui coince dans votre vie, sur ce qui vous frustre, à lister vos objectifs, à décrire votre vie telle que vous la voudriez. Les possibilités sont immenses et je suis convaincue qu’il y a autant de points de départ que d’êtres humains. Je me sens tellement libre depuis que j’écris, tout a pris beaucoup plus de sens et j’ai gagné en clarté dans une vie qui étais bien sombre.

Le tout dans l’écriture, c’est de prendre conscience qu’on en a besoin.

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Belle journée et surtout bon week-end à vous mes cher(e)s lecteurs(ices), qu’il soit à la hauteur de vos espérances et rempli de douceur 😉 Je reviens vite !

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2 thoughts on “Le pouvoir des mots ou comment l’écriture m’a libérée”

  1. Je suis totalement d’accord avec ton article ! Depuis quelques semaines j’ai aussi un carnet d’écriture sur lequel j’essaye d’écrire régulièrement pour que cela devienne une habitude. Je suis toujours étonnée de voir combien écrire permet de poser ses idées au lieu de les ressasser encore et encore, combien c’est libérateur et apaisant ! Ce matin lorsque j’ai écris j’étais en colère, angoissée etc… Et après quelques pages, j’étais totalement apaisée, rassurée et confiante. Magique !
    Ton article me motive encore plus à ce que l’écriture fasse totalement partie de ma routine 🙂

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    1. Merci pour ton commentaire Manon ! Je ne peux que t’encourager à continuer 🙂 Tenir un carnet c’est aussi résoudre ses propres problèmes soi-même et je trouve ça hyper important pour la confiance en soi. On se rend un énorme service et une fois qu’on a commencé, c’est beaucoup moins difficile qu’on ne le croit !

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